Le protectorat espagnol au Maroc, par Mohamed Ben Azzoud.

Azzud a également travaillé comme journaliste. Son œuvre s'adresse à un large spectre de lecteurs. Certains de ses travaux traitent de l'histoire antérieure à l'indépendance du Maroc, que beaucoup ignorent.

Ce qui est narré ici est une sorte de journal écrit par Mohamed Ben Azzud et édité par Rocio de Castro Velazco.

Ibn Azzuz est considéré comme le grand historien du mouvement nationaliste marocain du nord du Maroc ; il possède un ensemble de documents d’une grande valeur historique, tels que ceux d’Abdeslam Bennouna, de la Fondation Torres et des archives de Dar al-Niaba. Ses ancêtres étaient d’origine andalouse.

Dans les années 90, les études entre l’Espagne et le Maroc ont été revitalisées, en particulier celles consacrées au protectorat. Azzud — c’est ainsi que je l’appellerai dorénavant — fut un confident de l’administration espagnole, et son témoignage est plus large que celui d’autres historiens. M. Azzud est décédé en 2014. Il fut le premier élève marocain dans une école espagnole. Son curriculum est trop long pour être exposé dans un résumé, mais il a obtenu une licence d’histoire à l’université de Madrid, et des années plus tard, en héraldique. Il a occupé divers postes au sein de l’administration espagnole. Ceci est une présentation sommaire, car sa vie professionnelle fut étendue.

En tant qu’historien, il s’inscrit dans un courant révisionniste qui, au sein de l’historiographie marocaine actuelle, préconise la décolonisation tout en démystifiant l’histoire du royaume alaouite ; une tendance qui semble se frayer un chemin au Maroc après des décennies d’amnésie et de tabous. L’auteur a pu s’appuyer sur des documents des deux parties. Il a dû faire face à des historiens marocains qui défendaient une histoire officielle convenablement recréée pour le devenir du royaume. Il a également contribué à briser les préjugés concernant l’Espagne.

Azzud a également travaillé comme journaliste. Son œuvre s’adresse à un large spectre de lecteurs. Certains de ses travaux traitent de l’histoire antérieure à l’indépendance du Maroc, que beaucoup ignorent.

Au Maroc, il y a eu une conspiration du silence imposée contre le Nord, et beaucoup d’entre nous l’avons ressenti. Azzud revendique le rôle des Espagnols qui ont vécu durant le protectorat. Comme on pouvait s’y attendre, il a ses détracteurs.

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